Entre quatre murs

Dimanche 15 janvier 2017

 

Prostré entre ces quatre murs

Je contemple avec certitude

Ce qu’apporte la solitude

Cette véritable torture

Qui gangrène mes habitudes

Et m’inflige maintes blessures

 

C’est bien souvent très tard le soir

Que ressurgissent  ces frayeurs

Quand vient grandir le désespoir.

J’entends parfois venir des pleurs

De l’autre coté du couloir

Ce grand chemin vers le parloir

Antichambre de la douleur

Si personne ne vient te voir

 

C’est à l’ombre du mirador

Que l’on repense à l’essentiel

La liberté et les remords

Sont prisonniers dans ma cervelle

Toutes les nuits quand je m’endors

Je pense à me faire la belle

 

Qu’elle que soit la punition

Qui nous a amené ici

Les quatre murs de la prison

Nous tue petit à petit

Quand viendra la permission

Ma vie ne sera que pourrie

 

A vous qui lisez ce poème

L’horizon n’est qu’un droit chemin

Bordé de gens qui vous aiment

Pavé d’un avenir serein

Entouré d’une verte plaine

Parsemée de beaux lendemains

 

   

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Dimanche 15 janvier 2017

                                            Le bouquet composé                                              

 

Madame, je vous apporte un bouquet de roses.

Ne posez pas de questions ! C'est le cœur qui cause.

Vous savez, l'Amour donne des ailes et explose

Reliant nos cœurs dans une parfaite osmose

 

Je veux vous dévoiler mes sentiments en prose

Mais la timidité m'en interdit de dire

Les rimes les plus audacieuses qui composent

L’essentiel de mes pensées lors d'un sourire

 

A votre vue, mon front se couvre de rosée

La belle fraîcheur du matin m'en est témoin.

Acceptez mon genou, à vos pieds, reposé

Et que dans l'instant, je vous demande la main.

 

Je m'en voudrais longtemps d'oublier de vous dire

Combien l'amour que je vous porte, grandit

Et me rend heureux pour construire un avenir.

Croix de fer, croix de feu, on me l'avait prédit.

 

Cher monsieur, votre bouquet, je ne puis tenir

A cause de l'épine fleurissant devant.

Savez-vous ce qu'une femme peut ressentir

Lorsqu'on avance des propos extravagants ?

 

Ma douce et belle, j'en ai l'estomac coupé.

L'envie m'en prendrait bien ce soir de vous faire

La cour comme le feraient les hommes branchés

Prêt à tous les phantasmes pour vous satisfaire.

 

Cher monsieur, votre gentillesse m'a vaincue

Laissez reposer votre tête sur mes seins

Portez vos baisers sur mon petit ventre nu

Votre poème en prose s'allonge à desseins

 

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